Le 26 février 2026, la commission de la science, de l’éducation et la culture du conseil national a
approuvé à une très large majorité les initiatives cantonales émanant de Bâle-Ville, Bâle-Campagne,
Saint-Gall et de Thurgovie. C’est un signal important qui a est envoyé : les commissions des deux
chambres ont pris acte de l’importance du programme de mobilité pour les Cantons.
Le programme de mobilité Erasmus+, dont le message de financement devrait être publié en mars 2026
par le Conseil fédéral, a été reconnu comme élément central de la formation par les législatifs de plusieurs
cantons. Avec un soutien appuyé notamment du PLR et du Centre, de la gauche et du PVL, et même de
l’UDC dans certains cantons (!) les député-e-s ont loué les avantages marqués de ce programme pour les
formations professionnelle, obligatoire, supérieure, culturelle et sportive, ainsi que pour ses conséquences
indirectes positives sur la recherche et l’innovation. Ce soutien s’est traduit par l’acceptation d’une initiative
cantonale (BS, BL, SO, SG, TG et ZH (en cours de traitement)) ou d’un autre objet parlementaire (BE, FR,
LU et NE). Aujourd’hui, la commission du national réaffirme les conclusions de la CSEC-E qui avait reconnu
fin octobre l’intérêt de ce programme pour les cantons en donnant suite aux initiatives cantonales.
A l’aube du traitement des bilatérales III par les chambres fédérales, un schisme entre le niveau cantonal
et le niveau fédéral est à craindre.
A l’aube du traitement des bilatérales III par les chambres fédérales, un schisme entre le niveau cantonal
et le niveau fédéral est à craindre.
En effet, les député.e.s des différents grands conseils, au contact direct
de leur écosystème de formation et du tissu économique local, ont soutenu sans réserve ces objets, tandis
qu’au niveau fédéral le parti du Centre a rejoint l’UDC en indiquant dans sa réponse à la consultation ne
pas soutenir l’association de la Suisse à Erasmus+.
Cette différence de vision au sein d’un même parti
montre clairement que ses membres sont divisés sur le programme de mobilité : une partie, au contact des
institutions de formation supérieure, professionnelle ou d’encouragement à la jeunesse, reconnaissant les
impacts positifs de ce programme, et l’autre, plus isolée dans la Berne fédérale, s’inquiète des
conséquences financières en ne percevant que trop peu les conséquences concrètes de ce programme,
particulièrement pour les apprentissages.
L’UNES et le CSAJ tiennent à saluer le travail des parlementaires fédéraux qui soutiennent le programme
et invite les membres du Centre et de l’UDC à aborder le traitement d’Erasmus+ avec, d’une part,
responsabilité vis-à-vis des bénéficiaires des prestations qui en sont privé.e.s depuis 10 ans et, d’autre
part, conscience de la pression des cantons qui s’exercent sur leurs épaules.
Pour toutes les étapes à venir, nous continuerons notre effort d’information sur les prestations que délivre
véritablement le programme et qui ne sont pas couvertes par le sparadrap SEMP pour que plus jamais on
n’entende de la bouche des parlementaires des slogans tels que « Erasmus+, ce n’est que boire des bières
à Barcelone », qui relèvent davantage de la méconnaissance.
Nous nous tenons à votre disposition pour tout autre renseignement :
Sophie Wang, Coprésidente UNES (f), sophie.wang@vss-unes.ch, +41 79 159 84 11
Klara Sasse, Coprésidente UNES (d), klara.sasse@vss-unes.ch, +41 76 336 47 11
Niklas Tiemann, coordinateur politique CSAJ (d/f), niklas.tiemann@sajv.ch, +41 31 326 29 42
